Jacky Picture, le cameraman pervers

Voici un personnage que vous retrouverez tout au long de la BD car il a son importance : c’est le cameraman du World Channel Show. Voici « Jacky Picture » (« ils se sont pas foulés pour trouver le nom… » Oui, mais je trouve qu’il claque, alors pourquoi chercher autre chose?). Pour comprendre toute la perversion de ce personnage, vous allez devoir lire son histoire ci-dessous…

Jacky est dans sa chambre, il regarde par la fenêtre. Dans sa main, une caméra défectueuse qui fixe un couple dans l’immeuble voisin en pleine « discussion » (je laisse libre cours à votre imagination sur ce que peut signifier le terme discussion). Il pleut dans sa chambre à travers le plafond. A la place des jouets habituels que l’on peut trouver dans la chambre d’un enfant de 8 ans, il n’y a que des récipients pleins d’eau, des seringues usagées et autres mégots de cigarettes. Dehors les rues sont sales, puantes. Les immeubles délabrés sont immenses et se perdent dans les nuages, leurs murs suintent. Quelques détonations, sûrement l’épicier du coin qui se fait braquer pour la 10ème fois ce mois-ci, une bagarre d’ivrognes, des types louches en imper. Les bas quartiers de Tokyo ne sont pas un endroit pour un enfant, mais c’est bien sa chambre, aussi merdique soit-elle.

 

 

Dans une pièce non loin, il entend sa mère gémir, puis crier. Les murs sont fins et tremblent sous les chocs du lit. C’est déjà la quatorzième fois ce soir… On sonne… Jacky entrouvre la porte de sa chambre. Il aperçoit un homme sortir de l’appartement, et un autre entrer aussitôt. Les cris reprennent de plus belle…

Vers 3 heures du matin, un homme à l’air méchant entre dans l’appartement délabré, furieux et saoul comme à son habitude, et cogne sa mère jusqu’à ce qu’elle s’écroule sur le sol poussiéreux du salon. Il fouille alors dans un tiroir, et en sort une liasse de billets qu’il met aussitôt avec une liasse plus conséquente qui était déjà dans sa poche. Alors qu’il allait partir de l’appartement, l’homme se retourne et aperçoit le petit Jacky qui le regarde au travers de sa porte. Il s’approche petit à petit, un sourire sadique à ses lèvres, et entre dans la chambre de Jacky.

-« Les femmes sont des objets. Elles sont là seulement pour nous servir. Si tu comprends ça petit, tu auras alors tout compris dans la vie, et tu deviendras riche », dit l’homme en lui montrant la liasse de billet. Jacky a peur, il regarde l’homme à travers ses lunettes, et acquiesce d’un petit « Oui, monsieur… ». L’homme rit et lui tend un billet : « Tu t’achèteras une caméra qui fonctionne avec ça, petit ». Il sort de l’appartement en riant, et claque la porte derrière lui. Sa mère gît sur le sol, mais elle respire encore, comme d’habitude. Elle lui tend le bras en implorant de l’aide. Jacky la regarde, et retourne dans sa chambre. Il ferme la porte, regarde le billet que l’homme lui a donné, et sourit. « Demain, j’irai m’acheter une caméra », pense t-il avant de s’endormir sur son lit troué et plein de mites…

Le lendemain soir, Jacky est dans sa chambre. Il a passé sa journée à tester les différents réglages de sa nouvelle caméra. Il a un certain don pour filmer, pour cadrer, pour capter le bon moment, la bonne image. C’est la première fois qu’il se sent aussi heureux dans sa courte vie… Les cris de sa mère reprennent. Jacky sort de sa chambre, il traverse la salon en marchant sur le sang séché de sa mère, et ouvre un peu la porte de la chambre de sa mère. Il voulait savoir ce qu’il s’y passait. Maintenant il sait…

Au lieu de courir dans sa chambre, honteux et dégoûté, comme l’aurait fait un enfant de son âge, Jacky appuie sur le bouton « Play » de sa caméra, et filme la scène. De la bave coule sur le côté de sa bouche, il sourit. Quand les deux adultes finissent leurs ébats, Jacky referme la porte doucement, et retourne dans sa chambre tel un samouraï, sans bruit. La nuit passe, les innombrables clients aussi. Jacky est en train de réaliser un chef d’oeuvre, son chef d’oeuvre. Les protagonistes sont tous différents, tantôt gras et petits, tantôt grands et osseux, puant la transpiration, le sale… Et sa mère, qui tient le rôle principal de son film, qui s’use au fur et à mesure de la nuit.

A 3 heures du matin, toujours le même homme à l’air méchant. Il entre en furie, tabasse encore sa mère pour lui prendre son argent, et voit que Jacky est en train de le filmer. Il attend que la pute s’écroule sous les coups, ensanglantée et titubante, et se dirige vers la chambre de Jacky, ce même putain de sourire aux lèvres.

-« Je vois que tu t’es acheté une belle camera petit. Fais voir ! », ordonne t-il. Jacky lui tend la caméra, la main tremblante. « N’aies pas peur petit, je ne te ferai aucun mal. Je regarde juste si on me reconnait sur la scène où je tabasse ta pute de mère. » Il jette un œil au film, rire diabolique, et montre la scène finale à Jacky, qui s’approche, apeuré. « Tu vois petit, à l’avenir, ne fais pas de gros plan sur mon visage, je te l’interdis. Par contre tout le reste est excellent, tu as un véritable don. » Il supprime la dernière prise et rend la caméra à Jacky, et lui glisse un billet dans la poche trouée de son jean sale. « Il te faudra un peu d’argent pour acheter un ordinateur et te créer un site internet. Tu dois transmettre ce don au monde, petit », lui dit l’homme, l’œil fier.

L’homme repart de la chambre. Jacky lui lance un « Merci, monsieur ». « De rien, petit… De rien… », lui répond l’homme en partant de l’appartement. « Finalement il n’est pas si méchant qu’il en a l’air, il est même plutôt gentil », se dit Jacky en regardant sa belle caméra et le billet de banque. Sa mère, clouée au sol et baignant dans son sang, lui lance ce qu’il pense être un « A l’aide » en lui tendant le bras. Il ferme lentement la porte de sa chambre en la fixant, un sourire aux lèvres. « Vraiment gentil », se répète t-il en allant vers son lit. « Demain, je m’achèterai un ordinateur… »

Jacky apprit plus tard que l’homme à l’air méchant était son père, un maquereau des bas quartiers qui faisait fortune sur la perversion de l’humanité.

 

 

Jacky Picture, comme il se fait nommer à présent, passe son adolescence dans un centre de détention pour jeunes mineurs délinquants, après avoir filmé à son insu la fille du maire de sa ville, lors de ses ébats sexuels avec un pingouin trisomique et un inuit à l’œil vicelard (Oui, elle avait un certain penchant pour l’Antarctique, allez savoir pourquoi…). Il a fait fortune via internet en postant des vidéos toutes plus salaces les unes que les autres. Il avait créé son style, et croyez-moi ou non, cela plaisait à de nombreux obsédés sexuels à travers la planète…

A 18 ans, il a été menacé de prendre 6 mois ferme pour une sombre histoire de viol cinématographique, mais a été relâché par faute de preuves. A 22 ans, il a été poursuivi par une soixantaine de femmes pour des histoires de viols, de détournement de fonds, de prostitution et de voyeurisme aggravé, mais chaque fois relâché car la justice n’avait pas les preuves nécessaires à son emprisonnement (ou alors il avait l’argent de s’acheter de meilleurs avocats que les plaignantes…). Il passe les années suivantes de sa vie à faire fortune dans la pornographie, et à baigner dans des histoires louches, tout en évitant la justice.

Jacky a maintenant 49 ans. Il travaille pour le World Channel Show aux côtés de Harry Lego et du grand Burt Fleshman. C’est M. Fleshman qui l’a contacté via son site internet www.voyeurdepetitescoquines.com, en lui indiquant qu’il adorait sa manière de filmer et de capter les émotions, la lumière etc, et qu’il souhaitait utiliser ce don pour filmer son émission de télé. Tous ses tracas avec la justice et la brigade des mœurs ont été classés « Sans suite ». C’est aujourd’hui un homme lavé de tout péché…

Les formes généreuses de Jessica Magic, épouse de Burt Fleshman et co-présentatrice du WC Show, le comblent chaque jour de bonheur…

 

 

Traits de caractère : Pervers invétéré, a un vrai don pour filmer, est inscrit sur de nombreux sites de rencontres pour trouver un plan cul mais sans jamais de réussite…

Traits physiques : Asiatique, roux, pue de la gueule, Jacky est un faux maigre, qui a un bide gras et une peau flasque. Il porte toujours ses vêtements dégueulasses qu’il ne lave jamais. Ses lunettes fumées lui permettent de cacher ses petits yeux vicieux.

Code couleur : Orange, marron, vert dégueu

Voilà j’espère que son histoire vous a intéressé, touché, ému ou je ne sais quoi (je n’ai pas dit « excité » quand même, ce serait un peu abusé)

QCigo

PS : Au fait, pour les petits malins qui voudraient faire un tour sur le site internet de Jacky Picture www.voyeurdepetitescoquines.com, sachez que ce n’est que de la fiction, et que ce site n’existe pas (j’ai vérifié…)

 

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